Agir face à l’âgisme

Considérations générales

La loi précise que l’un des critères de discrimination repose sur l’âge.

On appelle âgisme la discrimination en raison de l’âge.

La Convention internationale des droits de l’enfant (1989) reconnaît à l’enfant un certain nombre de droits, mais également lui assure une protection spécifique liée à sa situation particulière de vulnérabilité.

 

Réfléchir sur l’âgisme dans la pratique enseignante

Pierre Merle dans son ouvrage L’Élève humilié associe ces pratiques au non-respect de la personne de l’élève. Les pratiques humiliantes sont celles qui atteignent à la dignité de la personne.

Ces comportements peuvent d’autant plus se manifester que l’enseignant est dans un rapport d’autorité et que l’enfant est perçu traditionnellement comme un être inférieur.

On peut ainsi souligner quelques pratiques qui peuvent ressortir de ce registre :

- Les évaluations orales ou écrites humiliantes : elles consistent à porter un jugement extrêmement négatif sur la personne de l’élève à travers son travail scolaire. L’exemple par excellence, ce sont les affirmations de nullité : « c’est nul », « vous êtes absolument nul »…

- Les moqueries de l’enseignant qui peuvent en outre nourrir des moqueries également de la part des autres élèves.

- Le non-respect de la pudeur corporelle de l’enfant au motif qu’il ne s’agit que d’un enfant de maternelle.

 

Renforcer la prise en compte de la dignité de l’enfant

- Informer les enfants sur leurs droits entre autres par l’étude de la Convention internationale des droits de l’enfant.

- L’éducation du consentement pour les enfants dès la maternelle contre la culture du viol.

- Favoriser la prise de décision égalitaire dans la classe par une gestion démocratique qui peut s’appuyer par exemple sur la mise en place d’un conseil de classe (institution de la pédagogie institutionnelle).

 

Pour aller plus loin

 


Modifié le: mardi 10 avril 2018, 07:50